La Chapelle de Faubouloin
Avec son site, sa chapelle, son pèlerinage, ses rites et coutumes, Faubouloin
constitue à Corancy, un haut-lieu du Morvan par l'ancienneté et la permanence de son renom.
UN ÉDIFICE
Perdue au milieu des bois, dans un cadre impressionnant
qui oppose l'accueillante forêt à la vallée sauvage, la chapelle
se dresse sur un éperon rocheux, au terme d'un plateau
faiblement ondulé entre 500 et 550 mètres. Elle domine de
plus de 70 mètres la naissance de l'Oussière, à la réunion
de la Montagne et la Reinache. Juste en face, sur la commune
de Lavault de Fretoy, s'étend un retranchement d'époque
celtique, l'éperon barré de Verdun. Bien que de construction
et silhouette rustiques, le bâtiment orienté nord-est sud-ouest sur 20 mètres de long et presque
7 mètres de large s'affirme avec élégance. Un clocheton qui domine le toit à deux pans recouvert
d'ardoises déclare la vocation religieuse.
L'apparente régularité extérieure dissimule des différences
évidentes de l'intérieur. Le secteur nord-est, qui englobe
l'autel long de 6 mètres 50, est constitué du murs épais
de 1 mètre, avec un léger rentrant interne qui figure
séparation du reste de l'édifice. Il constitue vraisemblablement
la partie la plus ancienne de la chapelle.
Sur la face est, une fenêtre et une porte latérale en plein cintre,
avec encadrement de granit taillé ne manquent pas d'allure.
Le reste du bâtiment consiste en un mur épais de 60 centimètres
environ, avec sur chaque côté une fenêtre plus simple, et au
sud-ouest la porte principale également en plein cintre et du
même type que précédemment. Elle porte la date de 1558 et
fixe un remaniement important à cette époque. Même si le
détail nous échappe, nous constatons que la chapelle a connu
de nombreux remaniements. Ainsi un coup d'oeil permet de déceler une fenêtre murée dans le
chevet, derrière l'autel. Même si la chapelle est très antérieure à l'érection du marquisat de
La Tournelle en 1680, il est possible que ce fut l'occasion de restaurer ou d'installer le clocheton
qui fournissait le cinquième clocher du marquisat. Dans sa monographie, Jean Simon, assure
qu'en 1856 l'intérieur n'était pas pavé. Il fixe à 1881 le pavage et la réfection de la toiture. A l'entrée
de la partie nef, vers le choeur, une dalle ressemble fort à une ancienne pierre d'autel. Un enduit de
plâtre assure le plafond. O n remarquera au-dessus de l'autel une statue polychrome de Nôtre Dame.